Câblage en aluminium : ce que les proprios de maisons d'époque devraient savoir
Pendant un bout de la fin des années 60 et des années 70, le prix du cuivre a poussé les constructeurs partout au Canada à câbler les maisons en aluminium. Si votre maison date de cette époque, il y a de bonnes chances qu'une partie ou la totalité de ses circuits soit en aluminium, et de bonnes chances qu'un assureur ou un inspecteur en bâtiment finisse par en parler. Voici la version honnête de ce que ça veut dire.
Le fil n'est pas le problème. Les connexions, oui.
L'aluminium conduit très bien l'électricité; les réseaux l'utilisent encore aujourd'hui pour les conducteurs de branchement. Le trouble dans les maisons apparaît aux terminaisons. L'aluminium prend de l'expansion avec la chaleur plus que le cuivre, s'oxyde différemment, et flue sous la pression d'une vis au fil des décennies. Sur une prise ou un interrupteur jamais coté pour lui, ce desserrement lent devient de la résistance, la résistance devient de la chaleur, et la chaleur à un point de connexion, c'est le mode de défaillance qui inquiète tout le monde.
C'est pourquoi l'état d'une maison câblée en aluminium dépend presque entièrement de ses connexions : quels dispositifs ont été posés, s'ils étaient cotés CO/ALR pour l'aluminium, et si quelqu'un est passé dans les boîtes depuis 1975 pour y faire des choses à ne pas faire.
Ce que les assureurs veulent vraiment
La plupart des assureurs couvrent une maison câblée en aluminium; ce qu'ils exigent couramment, c'est une inspection par un entrepreneur électricien autorisé et, au besoin, une correction avec les papiers pour le prouver. La lettre demande habituellement une preuve, pas un recâblage. Une évaluation qui documente l'état des connexions, corrige celles qui en ont besoin et déclare les travaux à l'ESA, c'est ce qui ferme la conversation dans la plupart des cas.
Une correction dans les règles
Les approches acceptées sont précises : des dispositifs cotés pour l'aluminium à chaque terminaison, ou des queues de cochon en cuivre jointes à l'aluminium avec des connecteurs approuvés pour cet usage, installés comme l'homologation l'exige. Ce que ça ne ressemble jamais : une poignée de prises neuves de la quincaillerie posées telles quelles, ce qui empire les choses en ajoutant des connexions non cotées. C'est du travail minutieux, boîte par boîte, et c'est résolument une affaire d'entrepreneur autorisé.
Un recâblage complet est le bon choix dans certaines maisons, mais ce n'est pas la solution par défaut. La séquence honnête : évaluer d'abord, corriger ce qui le demande, et chiffrer un recâblage seulement quand l'évaluation dit que le câblage lui-même a été endommagé ou massacré au fil des ans.
Des signes qui méritent d'agir
Des plaques tièdes, un clignotement qui suit un circuit, une légère odeur de plastique chaud près des prises, ou des dispositifs qui grésillent quand on branche : dans n'importe quelle maison ça mérite attention, et dans une maison en aluminium, ça la mérite vite. Sans symptômes, le geste sensé reste une évaluation à l'achat, en rénovation, ou quand l'assureur le demande, parce que tout ce dossier coûte moins cher en entretien qu'en urgence.